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ALG : Les sautes d'humeur de Raouraoua III

MEDIAS

Décidemment, c’est devenu une habitude ! Lors des rares fois où il se rend au stade et que se dessine le spectre de la défaite, Raouraoua III s’éclipse. Cette fois-ci, c’est au stade Tchaker alors que l’équipe olympique était menée à la marque face au Sénégal (1-2), qu’il a pris la poudre d’estampette. (1) Une sortie qui n’a pas échappé à l’agence de presse sénégalaise (APS). « Tout comme lors du premier match qui s’est déroulé à Alger, Mohamed Raouraoua était tout près des Olympiques, dans le but d’encourager les joueurs. Seulement, Mohamed Raouraoua a quitté le terrain de Tchaker prématurément, préférant ainsi éviter de rencontrer les joueurs, le staff technique et même les médias », souligne-t-elle. Un tel comportement est inadmissible et irrespectueux de la part d’un responsable qui court seulement après les succès et dont toute la politique est basée sur l’équipe nationale et le court terme.

En fait, Raouraoua III refuse d’admettre que la formation d’une sélection olympique (U23) passe par la mise sur pied de sélections de jeunes catégories d’abord régionales puis nationales. Cela demande une sévère prospection et un suivi de plusieurs années à partir d’une Direction Technique de Wilaya. Dans cette équipe olympique battue par le Sénégal, combien de joueurs ont-ils subi un «cursus» normal ? Certainement aucun. L’exemple vient de la fédération sénégalaise. Elle a trouvé la réponse depuis longtemps. Malgré de faibles moyens mis à sa disposition, elle participe à toutes les compétitions africaines des jeunes catégories et corrige au fil des années ses échecs par des victoires. En 1982, ceux qui ont disputé le Mondial, c’est à dire les Belloumi, Madjer, Assad se connaissait depuis la catégorie minimes (12-13 ans) et l’équipe nationale militaire était un passage obligée. Ce n’était pas une génération spontanée. Elle est le fruit d’un travail à long terme. Qui s’en soucie aujourd’hui ? Si l’on ne rectifie pas le tir au plus vite, lorsque Raouraoua III quittera non pas le stade mais la FAF, on mesurera alors l’ampleur de la catastrophe.

AB. LAHOUARI - IN BOTOLA

(1) Lors de la rencontre du Mondial 2014, entre les Verts et la Belgique (0-1), il a quitté le stade de la même manière.

 

ALG: Les Verts joueront au 5-Juillet

MEDIAS

La demande de la FAF pour le retour de l’équipe nationale au stade du 5-Juillet a été acceptée par la direction du complexe olympique après le feu vert donné par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Le temple du football national où les Verts ont accompli leurs plus beaux exploits notamment les deux médailles d’or (Jeux méditerranéens 1975 - Africains 1978)  et la CAN 1990 a été réouvert officiellement par le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Il avait subi des travaux de rénovation et il était fermé depuis quelques mois. Pour éviter tout conflit avec la FAF, come ce fut la cas avec le stade Tchaker de Blida, la direction du Complexe Olympique aurait averti l’instance fédérale que la gestion du stade du 5 juillet, lors des rencontres des Verts, dépendait exclusivement d’elle et qu’elle n’était que locatrice au même titre que les clubs de la L1 Mobilis. Notamment, ceux qui sont qualifiés pour les compétitions africaines ou encore les derbys algérois. Le retour des Verts coïncidera ainsi avec les matches des éliminatoires de la CAN-2017 et de la Coupe du monde 2018. Avant ces rencontres officielles, l'équipe nationale aura à disputer deux matches amicaux, le mois d'octobre prochain contre le Burkina Faso et le Sénégal. Ces deux matches sont programmés respectivement les 5 et 13 octobre 2015 et se dérouleront de ce fait au stade du 5-Juillet. – IN BOTOLA

 

 

ALG : L'article 14, une hérésie de plus

MEDIAS

A force d’apporter des amendements au nom du clientélisme et du copinage, sans passer par l’Assemblée générale de la FAF, Raouraoua III n’a fait que plonger le football national dans des situations rocambolesques. Ainsi, durant l’inter-saison, l’actualité sportive s’est braquée sur des cas de joueurs encore sous contrat à l’image du gardien de but de l’USMBA, Matijas Jonathan qui a été «débauché» par le MC. Alger. Certains medias font mousser l’affaire, la LFP par la voix de son président Mahfoud Kerbadj monte au créneau, fait savoir qu’elle a convoqué les dirigeants, etc … Et pourtant avec un peu de bon sens, Il aurait suffit tout simplement que la LFP ne délivre pas de licence et basta ! Plus encore, l’attaquant de l’USMH, Mohamed Amine Abid est annoncé à cor et à cri par son président au club de Sfax (Tunisie) pour trois années. On  avance même le montant de la transaction : 400.000 euros. Or Mohamed Amine Abid est militaire et il a encore quatre mois à tirer. La situation est bloquée et on se demande encore comment Mohamed Amine Abid, son agent ou encore son président ont  pu négocier avec les dirigeants sfaxiens ?

Autre dilemme, bien plus ridicule, celui des joueurs étrangers. L’article 14 des championnats professionnels stipule dans son alinéa 1.4 que «Le nombre de joueurs seniors à enregistrer par un club de Ligue II est fixé à 25 joueurs professionnels et/ou amateurs au maximum dont obligatoirement 3gardiens de but». Point barre. La présence des joueurs étrangers est zappé, sans état d’âme. Du coup, des clubs de la L1 Mobilis qui sont rétrogradés ne sont plus autorisés à les faire participer au championnat. Et la question se pose : que vont devenir le Béninois Badarou et les Nigériens Ikechukwu et Obaje (ASO – Chlef) dont les contrats expirent en 2016 ? Le malien Bamba Bassirou  Et le Camerounais Tchami (USMBA)  eux aussi sous contrat ? Au mieux, ils vont être bradés aux clubs du palier supérieur, au pire, ils iront se plaindre à la FIFA qui sera stupéfaite par cet article 14. Et pourtant  il appartient aux présidents de clubs de la L2 qui font partie intégrante de l’AG de la LFP d’exiger l’amendement de cette disposition réglementaire, sinon des compensations financières. C’est leur droit, leur devoir même, vis à vis de leurs supporters. Et ce n’est pas la FAF qui peut les empêcher.  Alors au travail !

AB.LAHOUARI - IN BOTOLA

 

 

ALG : Un pays de football dites-vous ?

MEDIAS

L’actualité liée en football ne connaît pas de repos en cette période estivale. Dans la planète foot, on apprend que l’équipe féminine du Cameroun est entrée dans l’histoire. Elle est la deuxième équipe africaine, après le Nigeria en 1999, à passer le premier tour de la Coupe du monde qui se déroule actuellement au Canada. A Auckland, en Nouvelle Zélande, deux formations africaines, le Sénégal et le Mali, se sont rencontrés pour disputer la 3e place de la Coupe du monde masculine des U20. Evincé de la FIFA, Raouraoua III n’a pas eu le privilège d’assister à cet exploit historique. On apprend également que le tournoi de l’UNAF des U16 a été remporté par la Mauritanie et que celui des U19 par le Maroc.

Dans tous ces tournois, le football algérien a brillé par ses absences. Comment les expliquer ? Comment une fédération qui affiche ostentatoirement ses moyens et sa riche financière et qui a fait du bling bling sa raison d’être fait peut-elle rater de tels évènements ? Faut-il attendre que les centres de formations européens –essentiellement francais- nous fournissent en jeunes catégories ? Du côté de Dely Brahim, il est clair que la FAF ne gère que l’équipe nationale. Tout le reste est à exclure. Et c’est dommage qu’il n’y ait aucune réaction. Nos jeunes, surtout nos jeunes ont le droit de participer aux joutes internationales. – IN BOTOLA

 

AFR: Contrat CAF-Sportfive de gré à gré

ECONOMIE

Une fois n’est pas coutume, la CAF a rendu public la signature du contrat de droits TV et marketing, sur 12 ans, avec la société française Sportfive qui appartient au groupe Lagardère. De fait, elle a verrouillé jusqu’en 2028 ses 14 compétitions : six phases finales de la CAN et autant de Ligue des champions, Coupe de la CAF, CHAN, Supercoupe et Championnat d’Afrique U-20 et U-23 pour un montent global de 1 milliard de dollars ! Ainsi, en plein scandale de la FIFA et son lot quotidien de révélation, l’instance d’Issa Hayatou, peut-on croire, a décidé de jouer la transparence. Mais pas tout a fait. Si elle annonce que "Sportfive va continuer à commercialiser les droits média et marketing de la CAF, elle ne précise nullement qu’il s’agit là, d’un marché de gré à gré. Or, ses propres textes et les règles de la concurrence libre et parfaite qu’elle chérie tant, tout comme la non ingérence des gouvernements, veulent qu’une telle opération soit soumise à un appel d’offre international. D’autant que les candidats n’ont pas manqué notamment une société chinoise, Wanda qui aurait fait une offre plus conséquente.

Des questions interpellent bon nombre d’analystes. Que signifie dans le contexte actuel et les scandales qui éclaboussent le monde du football, cette précipitation de la CAF, le secret qui a entouré cette signature et la durée de l’engagement sur douze ans ? Ce milliard de dollars est-il un juste prix ou un moindre coût quand on sait que les clients ne manquent pas. Un troisième larron Dubaï Sport est venu concurrencer BeINSports et Canal+ sur le marché en pleine expansion pour l’achat des droits de retransmission  des principaux événements continentaux ? Pour certains, sa Majesté Hayatou VII a engagé seul, la CAF sur un horizon aussi lointain. Une preuve de plus que le grand baobab gère la CAF à l’image de la FIFA comme un bien personnel et semble peu se soucier des réformes qui attendent le football mondial. Elle reste une institution incontrôlable qui continue son buisines sans aucune forme de respect pour les lois du marché. Un milliard de dollars sur 12 ans, cela fait 83 millions de dollars par an. Dans le doute, cela ne peut paraître que dérisoire. - B. NAZIM

 
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