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ALG : Raouraoua III veut 6 ou 5 arbitres ?

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Dans sa fuite en avant devant le naufrage de l’arbitrage algérien , Raouraoua III multiplie les effets d’annonce bidon et profite de chaque micro ouvert pour les lancer, avançant des projets qu’il ne tient jamais et des chiffres hallucinants. Ainsi, cette fois-ci, à partir de Saïda où il s’est rendu pour faire oublier une absence d’une vingtaine de jours entre Paris, Yaoundé, Le Caire et Abou-Dhabi, il a annoncé non plus la formation de 3000 arbitres mais de 2000 arbitres. Un chiffre, pourtant à la baisse mais qui fait sourire à gogo, les anciens du sifflet. Pour eux, «ce n’est pas parce que les arbitres changent les couleurs de maillot, chaque weekend, qu’en une semaine en les forment pour diriger une rencontre de L1 ou L2 ou même de wilaya. Il faut au moins d’une dizaine d’années.» Ces anciens savent de quoi ils parlent, ils ont été formés par des maîtres de l’arbitrage, les Benzellat, Khelifi, Mokhtari …

Raouraoua III qui est la tête de la fédération depuis trois mandats de quatre ans et un mandat en partage avec Hamid Haddad s’était appuyé sur un projet à moyen et long terme de l’ex-arbitre international Belaid Lacarne. Puis comme à son habitude, il a tourné casaque devant une sordide campagne médiatique, guidée par un petit clan régionaliste de la FAF et de la LFP dont le but était de s’accaparer de la cellule de désignation des arbitres. Un domaine jusque-là réservé de Belaïd Lacarne qui n’avait de cesse de déjouer la corruption qui gangrénait le football. Le « complot clanique » ayant réussi, une chasse est ouverte avec la complicité de Raouraoua III, contre les partisans ou sympathisants de l’ancien président de la Commission Fédérale des Arbitres (CFA). Des promotions tout azimut ont été accordées et ceux qui ont été écartés pour des considérations extra-sportives ont été intégrées. Quoi de plus normal pour les anciens du corps arbitral puisque «des dirigeants activent avec des casiers judiciaires qui feraient fuir les condamnés à perpétuité.» (sic).

En vérité, la FAF ne dispose même pas de 64 arbitres remplissant les critères internationaux, pour des matches professionnels de la L1 et L2 Mobilis. Le déficit est trop grand et les consé- quences désastreuses pour le spectacle. Les championnats sont complètement faussés par des erreurs d’arbitrage et des fautes techniques. Malgré cette situation catastrophique, Raouraoua III a trouvé une nouvelle parade pour faire diversion : la présence de six arbitres lors des quarts de finale de la Coupe d’Algérie. Soit deux de plus. Une couleuvre de plus. N’avait-il pas promis des matchs amateurs avec des arbitres féminins (1) ? N’avait-il pas promis la main sur le cœur que « l’Académie de la FAF (…) sera relancée le 1er octobre 2016 au plus tard pour les U20 et au début 2017 pour les U17. » Qui s’en souvient ? Qui s’en soucie ? Alors cette histoire des 6 arbitres parce qu’ils étaient déjà quatre : on s’en moque. -
AB. LAHOUARI (IN BOTOLA) 
(1) Un seul match a eu lieu dans un stade où il n’y avait pas de vestiaires appropriés pour les arbitres. Et puis rideau. -
 

AFR : Raouraoua III est tricard à la FIFA et CAF

MEDIAS

Raouraoua III n’ira pas aux élections pour le Conseil de la FIFA (1). Il s’est abstenu une première fois, au mois de septembre dernier, sous prétexte qu’il s’agissait d’un cours mandat (six mois),  tout en noyant le poisson en déclarant qu’il se préparait pour un mandat plus long (deux ans) en mars 2017, lors de l’assemblée générale de la CAF à Addis Abeba. Comme à son habitude, il n’a rien dévoilé à son Bureau Fédéral  « fantôme » ni donné des explications sur le site. Il s’est chargé lui même de «fuiter»  une information orientée pour  assouvir  son ego.

En vérité, le champion de la lutte des places au sein des instances internationales est tricard et n’a plus aucun avenir. En cumulant durant ses trois mandats, plusieurs postes (FAF, FIFA, CAF, UNFA, UAFA), il a subi le même sort qui a été réservé à l’Ivoirien Jacques Anouma (ancien membre du CE  de la FIFA et de la CAF) victime de son impatience à devenir  «calife à la place du calife ». Tout comme lui, Raouraoua III  a été «broyé » par le système mis en place par le président de la CAF, Issa Hayatou. Et même son « ami » Gianni Infantino, le président de la FIFA n’a rien pu faire, si tant est, il est  son « ami ».

Il ne lui reste plus qu’un seul mandat, celui du CE de la CAF et il a jusqu’au 31 décembre pour déposer  sa candidature. D’ores et déjà, BOTOLA est en mesure d’annoncer que malgré le forcing effectué par l’actuel gestionnaire de la FAF pour sauver sa place, en multipliant les voyages à l’étranger (au frais de qui ?), il est indésirable au siège du Caire. Pour  les membres du CE  actuel qui l’ont complètement isolé, son remplaçant est déjà dans la boîte. Et il le sait. Il ne lui  restera que la gestion du football national pour un quatrième mandat. Mais là, si les jeux sont faits, les futurs candidats qui appellent au changement et aux réformes ne vont sûrement pas se taire.

AB.LAHOUARI (IN BOTOLA)

(1) Voir notamment BOTOLA du 4 juillet 2016.

 

 

ALG : La mémoire a trahi Bencheikh

MEDIAS

Dans l’émission « El Farik Douali » d’El Heddef-TV animé par le journaliste Chikhi Mohamed, le consultant Ali Bencheikh a perdu quelque peu la mémoire pour ce qui est de l’aventure de l’équipe nationale au Mondial 82 dont il a été un des vingt deux acteurs. Il est venu au secours de son ex-coéquipier du MC. Alger, Bouiche Nasser qui soutenait avoir sa place et qu’il aurait été victime du sélectionneur Mahieddine Khalef. Il faut dire, si l’on se refère à la droiture de l’ex-meneur de jeu du Mouloudia d’Alger, qu’il s’est lourdement trompé. Durant l’année 1981 et celle de 1982, l’équipe nationale a disputé respectivement 11 et 29 rencontres (soit un total de 40) et Ali Bencheikh qui n’a pas porté le maillot national durant toute l’année 1981, a joué 19 fois en 1982 sur les 29 matchs. Sa brillante participation à la CAN en Libye lui a valu sa présence au Mondial espagnol, sans pour autant lui assurer une place de titulaire. Tout choix est arbitraire dit-on mais la présence de Bouiche Nasser n’a jamais été d’actualité, tant la concurrence dans l’entre-jeu et aux avants postes était terrible.

Il a fait des bouts de match : 1 en 1981 et 3 en 1982 avec un but au compteur. Cela n’a pas été jugé suffisant pour faire le stage de Farges qui a précédé le Mondial. Il ne pouvait donc logiquement figurer sur la liste des « 22 » et l’Histoire de la Dream Team ne peut être travestie. En revanche, il y a quelques regrets pour ce qui est de Yahi Hocine. Et à ce jour, l’ex-attaquant du chabab en garde quelques séquelles. Il était dans une forme éblouissante. Il a joué le même nombre de matchs que Ali Bencheikh en 1982, c’est à dire 19 matchs sur les 29. Il a également contribué à l’excellente prestation de l’EN à la CAN. Aussi, le bout de match contre le Chili (3-2) était-il insuffisant. Quant aux 3 joueurs « pistonnés » dont fait état Ali Bencheikh, il faut revenir aux statistiques : Les «22 » du Mondial avaient été convoqués chez les « Vert et Blanc » en fonction de leurs prestations durant les années 1981 et 1982. En conclusion, pour ceux qui ont assisté au Mondial 82, à la Dream Team, il manquait un fabuleux joyau du football algérien : Karim Maroc blessé… Alors rendons à Cesar … et longue vie à Ali Bencheikh -

AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

 

 

CM : Le tirage au sort des champions

ECONOMIE

Le tirage au sort de la Coupe des Confédérations 2017, qui se tiendra du 17 juin au 2 juillet 2017 en Russie, un an avant le Mondial, a eu lieu à Kazan (Russie). Dans le groupe A, le champion d'Europe 2016, le Portugal, se mesurera au pays organisateur, la Russie, ainsi qu'au Mexique et à la Nouvelle-Zélande. Dans le groupe B, le champion du monde allemand affrontera le vainqueur de la dernière Copa America, le Chili. L'Australie et le vainqueur de la prochaine CAN, qui aura lieu en janvier au Gabon.

 

CAM : Le triste destin de Mohamed Iya

MEDIAS

Il faisait partie des intouchables au Cameroun. Président Directeur Général de la société nationale Sodecoton (équivalente de la Sonatrach), il était également président de la fédération de la Camerounaise durant plusieurs mandats (1998 - 2013). Au fil des années à la tête du football camerounais, il s’est donné une assemblée générale sur mesure, ses bilans étaient approuvés à l’unanimité et toute forme d’opposition était étouffée. Les Lions indomptables du Cameroun connaissaient une merveilleuse embellie avec deux titres de champion d’Afrique (2000 et 2002) et une médaille d’or olympique (2000). Mohamed Iya, très cultivé et d’une grande élégance, était devenu une super star du football africain et sa présence lors des grands événements internationaux  du continent ou du monde ne passait pas inaperçue.

Il avait comme ami, grand frère et prince, Issa Hayatou, le président de la CAF, originaire tout comme lui de la ville de Garoua (capitale de la région nord du pays) et comme protecteur, le président de la FIFA, Joseph Blatter.  Et puis dans le football camerounais, il y a eu comme un vent de révolte appelant à des réformes et à des changements. Mohamed Iya, droit dans ses bottes et bénéficiant du soutien de quelques medias n’en finissait pas de croiser le fer avec « tout ce qui bouge ». Il brandissait régulièrement la menace de la FIFA qui  régulièrement intervenait pour  le maintenir à son poste, mettant le gouvernement dans une position intenable. L’opinion publique exigeait son départ. Dans les stades les banderoles fleurissaient et le désordre s’installait. Cette situation empirait de jour en jour et influait sur les résultats de l’équipe nationale qui ne parvenait pas à se qualifier pour la CAN 2012 et 2013. Son élimination de la Coupe du monde 2014 par le Togo allait signer, sa fin de mission et sa descente aux enfers.

Le mécontentement populaire est à son comble au Cameroun. De retour de Lomé, le président de la Fecafoot est cueilli à l’aéroport de Yaoundé par une unité de la gendarmerie et conduit au secrétariat du ministère de la Défense. Un nom de code était donné à cette intervention : « opération Epervier ». C’était le 10 juin 2013. Depuis, Mohamed Iya croupit dans une geôle de la prison centrale de Kodingui, à 1500 km de chez lui,  abandonné par la FIFA et la CAF. Le 3 septembre 2015, il est reconnu coupable de détournement de fonds public et condamné à 15 ans d'emprisonnement ferme. Pour ses partisans, il a été condamné pour crime d’entêtement, pour d’autres, les lois d’un pays sont souveraines et l’Union Européenne a mis au pas, toutes les instances sportives internationales...

AB.LAHOUARI (IN BOTOLA)

LE + D’INFOS

Mohamed Iya avait déjà été placé en détention préventive en juin 2012 et privé de son passeport avec comme élément à charge : Les soupçons de trafic d'influence, de corruption de favoritisme et un championnat totalement désavoué. – BO

 

 

 
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