CAF : Hayatou invalide Anouma

Afrique - CAF

Le Comité exécutif de la CAF dirigé par Issa Hayatou, en l’absence d’une Commission électorale indépendante comme l’exige la Fifa, a invalidé la candidature de l’Ivoirien Jacques Anouma au poste de président de la CAF.

La seule candidature retenue est celle de Issa Hayatou lui-même, en poste depuis 1988. Selon une source bien introduite, il n’y a pas eu de débat, hier, comme on s’y attendait. Le Secrétaire général a, dès l’entame de la rencontre, pris la parole pour dire que la seule candidature retenue est celle de Issa Hayatou et que celle de Jacques Anouma a été rejetée sur la base des nouveaux textes votés en septembre dernier aux Iles Seychelles.

A savoir que, pour être candidat à la présidence de la Confédération africaine de football, il faut être ou avoir été membre du Comité exécutif de la CAF. Si le rejet de la candidature de Jacques Anouma ne surprend guère, d’autant que depuis plusieurs mois, le clan Hayatou travaillait dans ce sens, l’argument avancé par contre, soutenant que Anouma n’est pas membre du comité exécutif de la CAF ouvre la porte des recours. Autrement dit, c’est la bataille juridique qui commence, car, en sa qualité de membre du Comité exécutif de la Fifa, Jacques Anouma est bel et bien membre du comité exécutif de la CAF depuis 2007. La loi Raouraoua ne précisant nulle part la qualité de membre du comité exécutif concerné, il va falloir à ceux qui ont invalidé sa candidature apporter la preuve que Anouma n’est pas éligible.

Il n’y a aucun doute, le camp du candidat ivoirien va attaquer cette décision devant les juridictions sportives, notamment la commission d’appel de la CAF et le Tribunal arbitral du sport (TAS). Les jours à venir, comme nous le disions précédemment, s’annoncent houleux.

Que va faire la Fif maintenant ?

Que va faire la Fédération ivoirienne de football après le rejet de la candidature de Jacques Anouma ? C’est la question que se posent les sportifs ivoiriens et même africains. Un peu plus d’une semaine après qu’elle ait accordé son parrainage à la candidature d’Anouma, celle-ci est rejetée sans ménagement. On se souvient, la Fif avait voté contre la loi Raouraoua aux Iles Seychelles, mais elle ne s’est plus manifestée en dépit du fait qu’elle était consciente que ladite loi visait son candidat. C’est plutôt le Libéria qui a récemment déposé une plainte auprès du TAS pour exiger le retrait de la loi Raouraoua. Ne disposant pas d’élément palpable (la loi n’était pas encore entrée en vigueur et le PV de l’Ag des Seychelles n’était pas encore disponible), le Tribunal arbitral du sport s’était déclaré incompétent pour décider. Le président de la Fif soutenait dans une interview qu’il n’y avait pas d’urgence. Maintenant que la candidature de son «poulain» est rejetée, les Ivoiriens veulent bien savoir la conduite qui sera la sienne. Dans tous les cas, le ministre des sports, Alain Lobognon, qui a récemment reçu en audience Jacques Anouma a rassuré le candidat ivoirien des actions que compte mener le Gouvernement ivoirien en cas de rejet de sa candidature.

COULIBALY Vamara (Abidjan.net)

 

 

 

 

 

 

 
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