AFR-C1: Les dessous de l'avion du Mazembe

Afrique - C1

Le site officiel du TP Mazembe revient sur l’affaire de l'avion du club qui n’avait pas été autorisé à atterrir à Tunis pour le match des demi-finales contre l'Espérance (0-1), et apporte les précisions suivantes.

"A lire ce qui est publié sur les sites tunisiens, nos amis de l’Espérance de Tunis ont voulu jouer à l’arroseur arrosé. Ils avaient simplement oublié que leur tuyau était percé… En voulant faire croire que le TP Mazembe avait manqué de professionnalisme dans l’organisation de son voyage, en soutenant que c’est grâce à l’intervention d’une « cellule de crise » ( !) installée par leurs soins que l’avion du TPM a pu atterrir, ils continuent à se moquer du monde. Et notamment des professionnels qui ont travaillé sur le dossier.

Quels sont les arguments avancés pour faire croire que le club du président KATUMBI avait enfreint les règles de la procédure aérienne ? Voici un passage-clé de ces accusations mensongères souvent reproduit dans ces médias : « L’avion privé, propriété  du président du club,  n’avait pas l’autorisation de l’IATA, l’instance de l’aviation civile internationale, pour effectuer des vols internationaux... Les autorités tunisiennes ont refusé  de lui accorder une autorisation pour atterrir à l’aéroport de Carthage. L’avion ne disposait que d’une autorisation des autorités congolaises pour effectuer des vols à l’intérieur du territoire congolais… »

Cette affirmation est tellement grossière qu’elle est facile à contredire. Elle sous-entend en effet la question suivante : comment cet avion a-t-il pu se poser en Egypte, en Afrique du Sud, au Ghana ou au Soudan, pour ne citer que ces pays, sans autorisation de l’IATA ? Nous ne voyons là qu’une réponse : la Tunisie doit avoir une règlementation particulière, différente des autres membres de l’espace aérien… Moïse KATUMBI, en achetant cet avion pour le club, se serait contenté de le faire voler à l’intérieur du territoire congolais, alors que la vocation de l’appareil est précisément de transporter l’équipe dans ses déplacements internationaux ? Et ce faisant, il aurait oublié son deuxième appareil, le Spirit of Tout Puissant, qui lui vole précisément à l’intérieur du territoire congolais ?

Les meilleurs témoins : les intervenants pour le TPM

Un autre aspect des choses doit être souligné : ce n’est pas le club, le TP Mazembe, qui se charge de régler les modalités de vol pour les déplacements du MD 83. Le club fait appel à une agence gestionnaire (handler en anglais) dont elle est l’un des nombreux clients et qui traite des centaines de dossiers analogues tout au long de l’année. Le « handler » du TPM aurait-il monté son affaire sans les éléments permettant d’atterrir à Tunis ? C’est simplement risible.

La vérité, c’est que sur place, le manager Frédéric KITENGIE a dû passer cinq heures entre le Directeur de Cabinet du Ministère des Transports et le Responsable de l’Aviation Tunisienne. Et si pour être crédible, il faut avancer des preuves ou des témoins, le manager cite la Société tunisienne ATACS, laquelle avait servi d’intermédiaire à Mazembe et a répondu successivement à deux griefs infondés :

- le fait de ne pas avoir demandé d’autorisation préalable : cela avait été fait noir sur blanc et fut confirmé par fax.

- l’autorisation de l’IATA d’effectuer des vols hors Congo ou les autorités ont voulu mélanger les droits du propriétaire et du locataire de l’appareil : l’assurance de couverture « worldwide » a été produite pour répondre à ce sujet.

La peur de Tripoli…

En fait, c’est lorsque la tour de contrôle a constaté que le MD83 avait décollé de N’Djamena et qu’il envisageait de se poser à Tripoli que les choses ont radicalement changé. Tout d’un coup, comme par enchantement, l’autorisation était acquise et on proposait même à KITENGIE d’envoyer gratuitement un avion chercher les Corbeaux en Lybie s’il devait atterrir à Tripoli !.. Les représentants de la FECOFA et de l’Ambassade du Congo présents sur place peuvent témoigner de ce brutal revirement de situation. Quant à la « cellule de crise » montée par l’EST, elle est restée invisible…

En définitive, si l’intention était de créer une tension au sein de la délégation congolaise, le coup a raté sa cible. Côté TPM, chacun a pris son mal en patience et enregistré ces tracasseries comme des éléments de motivation supplémentaire pour le match de samedi".

 
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