CAF : Raouraoua ministre des AE ? (HSO)

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L’apprenti sorcier et opportuniste Mohamed Raouraoua présente au nom de la fédération algérienne de football, sans l'aval du Bureau fédéral "fantôme" un amendement aux statuts de la CAF le 3 septembre prochain lors du congrés des Seychelles.

Une proposition qui a outré les observateurs et les acteurs les plus avisés du football africain. Qualifiée de « recul démocratique » puisqu’elle exclue la quasi totalité des pays membre de la CAF, la proposition si elle était adoptée aurait empêché un Michel Platini ou un Beckenbauer de devenir par exemple président de l’UEFA. Et deemain les grands noms du football africain, les Samuel Eto’o, Didier Drogba, Rabah Madjer se contenteront des strapontins.

En matière de proposition indécente et discriminatoire, il faut dire que le gestionnaire de la fédération algérienne est passé maître. N’est ce pas lui qui a décidé d’exclure les joueurs trentenaire du championnat professionnel algérien ? N’est ce pas lui qui a décidé de retirer l’En féminine de la CAN ? N’est ce pas lui qui a éliminé les joueurs locaux de la sélection nationale jusqu'à ce que la Vox populi lui fasse faire marche arrière ? N’est-ce pas lui qui a instauré le chaos en imposant un professionnalisme primaire obligeant l’Etat algérien à exiger à ses sociétés nationales de prendre en charge les clubs ? N’est-ce pas lui qui placé des candidats uniques au niveau des Ligues pour mieux caporaliser le football algérien ? Et maintenant, toute honte bue, il fait diversion en faisant croire que la proposition d’amendement, si elle est adoptée, n’est valable que pour les élections présidentielles de 2016. On va où là ?

Reste l’argument de l’Assemblée générale souveraine que mettent en avant les partisans de Raouraoua. Une souveraineté qui n’obéit qu’aux régles des cadeaux et privilèges. L’épisode des Iphone et tablettes Ipad offertes à Khartoum en marge des élections au CE de la FIFA nous en dit long sur ses pratiques et ses convictions démocratiques. En somme, l’amendement qu’on lui a dicté pour qu’il le présente au nom de l’Algérie, équivaut par exemple à un retour, sur le droit de vote des femmes et leur éviction de la vie politique, sous le prétexte qu’elles ne sont pas apte à prendre part aux affaires de la Cité.

Une fois de plus, au nom d’ambitions purement personnelles, l’opportuniste et cumulard Mohamed Raouraoua engage l’Algérie sur une pente très glissante. La politique africaine et l’image de l’Algérie risque d’en prendre un sacré coup. La représentativité algérienne mérite mieux. Bien mieux !

 
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