AFR : Une belle jambe (Mahjoub Faouzi)

Maghreb - TUNISIE
Quelle mouche a donc piqué Mohamed Iya, l’indécrottable président de la Fédération camerounaise de football (Fécafot, sortez les mouchoirs !) et ses pairs pour qu’ils infligent à Samuel Eto’o une suspension de 15 matchs de la sélection ? Une sanction bête et méchante qui ne grandit pas ses auteurs. A supposer que les faits reprochés à Eto’o ( il aurait organisé le boycottage du match amical AlgérieCameroun et la participation à Marrakech du tournoi LG) soient prouvés, n’eût-il pas été plus avisé de le mettre au ban de l’équipe pour une période indéterminée ou mieux, de le sanctionner financièrement ? 15 matchs de suspension, çà lui fait une belle jambe à l’ami Samuel ! Jugez-en :

* Il a entamé l’ultime étape de sa carrière, il sait qu’il ne pourra jamais espérer gagner la Coupe du monde ;
* Il s’est constitué le meilleur palmarès dont puisse rêver un footballeur africain (2 CAN en 2000 et 2002, une médaille d’or olympique en 2000, 3 Coupes du monde en 1998, 2002 et 2010, 3 Ligues des champions d’Europe en 2006, 2008 et 2010, 3 Liga en 2005, 2006 et 2009, 5 fois meilleur footballeur africain de l’année en 2003, 2004, 2005 et 2010 ) . Il est le meilleur buteur camerounais de tous les temps…Bref une nouvelle victoire à la CAN ne le rendra plus glorieux ;
* Il est le footballeur africain le mieux payé de tous les temps depuis son transfert à Anzhi Makhachkala en 2011. Et les primes que M. Iya et consorts versent aux Lions indomptables, c’est peanuts !

En fait, les gens de la Fécafoot veulent casser de l’Eto’o et avertir ses coéquipiers de la sélection que toute velléité de protestation ou de révolte sera matée, défense des intérêts et des privilèges oblige. Eto’o a sans doute encouragé ses coéquipiers à ne pas participer à un tournoi conclu sans contrat ! L’arrangement, après l’annulation du match, entre MM. Raouraoua, le président de la Fédération algérienne et Mohamed Iya le confirme. Les griefs d’Eto’o contre la prédatrice Fécafoot sont ceux-là mêmes que dans les années 90, Joseph-Antoine Bell et Roger Milla avaient brandis contre les dirigeants de l’époque. Le capharnaüm continue.
 
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