CAM : Cameroun Tribune s'en prend à Iya

Afrique - CAMEROUN

Dans un commentaire signé Brize Mbeze avec comme titre "La situation des Lions indomptales demeure préoccupante", le quotidien gouvernemental Cameroun Tribune s'en prend à la gestion de Mohamed Iya, le président de la Fecafoot.

La Coupe du monde 2014 se jouera dans deux ans au Brésil. A six mois du coup d’envoi des éliminatoires, dans quel état de santé se trouvent les Lions Indomptables ? La question mérite d’être posée. Aux urgences depuis quelques mois, la situation de l’équipe nationale se détériore de jour en jour. Le patient se bat avec le médecin à la salle de réanimation comme un prévenu, avec un juge, dans un prétoire. Au propre comme au figuré, les joueurs de l’équipe nationale et leurs dirigeants luttent devant les tribunaux. Sur le plan sportif, la situation n’est guère reluisante. La CAN démarre dans trois semaines. Eliminé, le Cameroun ne participera pas à ce tournoi ! La traversée de désert est longue. Les rendez-vous manqués, les casseroles, les faits divers sur les Lions, leurs responsables témoignent d’une chose. Le chantier de la reconstruction lancé récemment est miné. Il y a des explosifs partout.

Les Lions Indomptables n’auront donc pas l’occasion de laver leur honneur terni en Angola à la Can en 2010 et en Afrique du Sud à la Coupe du monde. La faute à une gestion décriée aussi par les joueurs que par l’opinion. La gouvernance des Lions Indomptables fait débat. Les récentes crises de Marrakech ayant abouti à l’annulation du match amical entre l’Algérie et le Cameroun constitue à la fois un épisode croustillant et pittoresque. Les joueurs avaient refusé de se rendre en Algérie pour une affaire de primes. On se croirait encore en 1990 lorsque les Lions séchaient les entraînements lors du stage préparatoire au Mondiale italien à Bar, un village de l’ex-Yougoslavie pour une affaire de…primes. 21 ans après, - la plupart des joueurs actuels de l’équipe nationale n’étaient pas encore nés- les mêmes problèmes demeurent. Le dénouement provisoire du « sketch de Marrakech » pour reprendre la jolie expression de nos confrères de L’Action conclu avec la suspension par la Fécafoot pour quinze matches de Samuel Eto’o, capitaine des Lions Indomptables et icône du football mondial, en rajoute à la confusion et à l’incompréhension. On n’a pas besoin d’un sondage d’opinion. Les fans des Lions aimeraient que l’amateurisme sur la gestion des Lions « cesse » et fasse la passe au professionnalisme, à un management rationnel et moderne.