ALG: Soir d'Algérie dénonce le fiasco Raouraoua

Maghreb - ALGERIE
Dans un commentaire intitulé "On achève bien nos Espoirs." le quotidien le Soir d'Algérie révèle les vrais raisons des humiliations successives du football algérien après la nouvelle catastrophe de Marrakech. Eliminée de la CAN 2012, c'est au tour de la sélection olympique de ne pas se rendre à Londres pour les JO 2012, à a suite de sa sévère défaite devant le Nigeria (1-4). Le commentateur a méthodiquement  pointé du doigt le véritable responsable. Morceaux choisis.

" (...) est vrai que la responsabilité de la FAF dans ce fiasco est grande. Il s’agit d’un échec annoncé dès lors que la fédération de Mohamed Raouraoua fonctionne dans une anarchie quasi totale. Sans DTN, ni DEN, la FAF est dirigée, à distance, par un seul homme. Mohamed Raouraoua décide de tout. C’est lui qui désigne les hommes du terrain. Et le choix d’Azzedine Aït- Djoudi est une nouvelle erreur de casting commise par le commandeur du football algérien, plutôt préoccupé par ses fonctions au sein des instances mondiale, continentale et régionale. Nommé en octobre 2010, Aït Djoudi ne pouvait assumer la charge de qualifier l’EN à une phase finale du tournoi olympique tel que souhaité par le patron de la FAF. C’est une mission que les Marocains, à titre d’exemple, ont confiée à un technicien, le Néerlandais Pim Verbeek, qui a roulé sa bosse un peu partout à travers le monde. Sélectionneur de l’Australie (2007-2010), Peter Tim Dirk Verbeek, a assuré des fonctions techniques en Hollande, en Allemagne et au Japon, dans les sélections de Corée du Sud (2001-2002 aux côtés de Hiddink puis 2005-2006 comme adjoint d’Advocaat), des Emirats arabes unis (2005) et des Antilles néerlandaises (2004). Pendant ce temps, Aït Djoudi assurait des piges dans des clubs nationaux (USMA, USMH, USMAn JSK, CABBA, ESS, CRB et ASK), participait à des expériences au Maroc (MC Oujda et Hasssania Agadir) et en Tunisie (CSS et ES Zarzis). Le Sénégal, lui, a opté pour Abdoulaye Sarr qui a fait toutes ses classes d’entraîneur sous les ordres de l’Allemand Peter Schnitger, au sein de la DTN de la Fédération sénégalaise, et a travaillé sous la coupe des Français Bruno Metsu et de Guy Stephan à la barre technique des Lions de la Teranga, sans oublier une longue et riche aventure au sein de son club de toujours, le Stade de Mbour. Que dire alors d’Augustine Eguavoen, le sélectionneur du Nigeria ? International des Super Eagles avec lesquels il a été champion d’Afrique en 1994, l’ancien arrière droit de la Gantoise et du Torpedo Moscou a disputé deux Coupes du monde (1994 et 1998) et a été sélectionneur des Super Eagles à deux reprises (2005-2007 et juin 2010-décembre 2010). Un CV que le technicien algérien n’a pas pu constituer depuis qu’il a quitté les bancs de l’ISTS en 1993.

La FAF a échoué et les sélections qu’elle a mises sur pied ne pouvaient s’exprimer autrement que par les échecs et les humiliations. Pour le présent tournoi préolympique, la FAF aurait pu corriger ses «bavures» antérieures en récupérant l’organisation de ce tournoi africain après le désistement de l’Egypte. La volonté politique s’y apprêtait à un tel concours. Au sortir de la déroute des Verts à Marrakech, en juin dernier, le membre de l’exécutif de la CAF avait la possibilité de reembellir son image en imposant la candidature algérienne à ses pairs du CE de la CAF. Au lieu de cela, Raouraoua a préféré entrer en conflit avec le MJS qui n’entendait pas cautionner son désir de recevoir la CAN-2013 où il sera plus question de succession à la présidence de la Confédération africaine que d’offrir le titre continental à l’Algérie. Le Maroc, qui n’avait pas l’ambition d’abriter le premier championnat d’Afrique des U23, sera l’unique candidat à la succession de l’Egypte, et à l’Afrique du Sud qui avait postulé avant le premier vote qui avait confié l’organisation aux Egyptiens. Abriter cette première édition des Espoirs en Algérie pouvait offrir à Aït Djoudi et ses troupes de plus grandes chances de réussite, surtout que la sélection algérienne a perdu, en cours de route, plusieurs de ses pièces maîtresses, à l’instar de Belkalem qui a passé plus d’un an à «bronzer» à Aspetar ou encore Bedbouda dont la suspension de 3 matches infligée par la CAF à l’issue du match Zambie-Algérie (2-0), disputé en juin dernier, n’a pu être ramenée à de plus justes proportions." (-In le Soir d'Algérie)