CAF : Les soubresauts des morts-vivants

Les nostalgiques de l’ère Hayatou (1988 – 2017) qui ont perdu leurs privilèges, ont profité du décalage de la CAN pour montrer patte blanche et lancer des boules puantes à travers des Fake news. Parmi eux, un fossile, ancien reporter-radio de RFI à la retraite et manager de football : Dreyfus Gérard. Durant une quinzaine d’années, bénéficiant du soutien de l’ancien président, il a joué au grand communicateur et s’est accaparé du site de la CAF pour en faire un bien personnel. Il a ainsi ramassé une belle cagnotte (entre 3.000 et 4.000 dollars par mois, sans compter les indemnités) et un statut de VIP qui lui ouvrait les portes de tous les grands rendez-vous de la planète football. La belle vie quoi ! Et puis patatras, ce fut le coup de tonnerre d’Addis Abeba, de mars 2017 qui mettait fin à l’empire Hayatou.

Trois jours après son élection à la tête de l’institution continentale, c’est-à-dire le 20 mars 2017, le Malgache Ahmad appliquait les grandes lignes de son programme : « Africaniser le football africain». Gérard Dreyfus, malgré le nouveau titre de « statisticien » de la balle ronde du continent (rien que ça !) qu’il s’est approprié, disparaissait des radars. Tout comme son ami, le Suisse Jean-Marie Weber ( ndlr – voir le scandale d’ISL) . On ne le vit plus, cigare aux lèvres, parader dans les palaces ni dans les stades. Une jeune équipe, composée de compétences africaines, sortie des grandes écoles, était recrutée, pour mettrefin à une gestion catastrophique dont les retombées, non encore révélées, apporteront bien des surprises.

Plus d’un an et demi environ après son renvoi, Gérard Dreyfus a signé son retour par un coup de com’ qui a laissé pantois, les connaisseurs du football africain. Il a annoncé dans un quotidien ivoirien qu’il venait de mettre fin à sa collaboration avec la CAF. «J’ai pensé qu’il y avait une sorte de malhonnêteté à continuer avec une équipe dirigeante dont je réprouve les décisions.» Des propos qui ont fait gausser les employés de la CAF. Il s’agit-là disent-ils, d’un ton ironique «non pas de la démission de l’année, mais de celle du siècle. Le football africain ne s’en relèvera pas.» Tout simplement sénile, Gérard Dreyfus !

AB. LAHOUARI