CAF : Raouraoua lie son sort à Hayatou

Afrique - CAF

Faut-il le rappeler ? Botola a été le premier media algérien a annoncé, trois mois avant la fin de la clôture des candidatures que Raouraoua III ne se présentera pas pour un second mandat au CE de la FIFA. Botola avant même donné le nom de son successeur : l’homme d’affaires tunisien Tarek Bouchamaoui (1). Botola avait ajouté qu’il ne se présenterait pas, non pas parce que les délais étaient courts comme l’avait déclaré le gestionnaire de la FAF, par le truchement de ses relais médiatiques, mais parce qu’il savait qu’il n’avait aucune chance. Le Tunisien, s’il avait le même profil que lui, à savoir qu’il ne faisait pas partie de la famille du football africain, avait en revanche un soutien de taille : Issa Hayatou, le président de la CAF. Et par deux fois, Raouraoua III a abandonné, sans se battre, la place de l’Algérie à la Tunisie au sein de la FIFA. Une fuite, comme celle de Franceville lors de la CAN 2017, pour se rendre à Paris avant de  retourner, une fois l’EN éliminée au Gabon, pour servir … la CAF. Il a fait son choix.

Dans trois semaines auront lieu à Addis Abeba, les élections pour la présidence et le CE de la CAF. Tarek Bouchamoui  qui avait une double casquette (CE CAF et  FIFA) a décidé de ne pas candidater pour l’Instance africaine. Il a été informé qu’Issa Hayatou prépare un amendement pour mettre fin réglementairement au cumul. Du coup, il a libéré sa place, non sans rallier le camp du malgache Ahmad Ahmad. Devant ce scénario, Raouraoua III préfère jouer sur la fibre patriotique en annonçant «une difficile campagne électorale et une absence de soutiens», pour conserver sa place au sein du CE. Il a fuité l’info de sa présence à une réunion de l’UAF en oubliant celle de la CAN des U20 qui se tient en Zambie. Elle prendra fin le 10 mars deux jours avant la clôture des candidatures pour la présidence de la FAF. En d’autres termes, il lie d’abord son sort à celui de Issa Hayatou et en cas d’échec, il fera abstraction de la dignité qui lui recommande de se retirer de la course à un quatrième mandat. Il est certain que la violence dans les stades, la corruption, le scandale de l’arbitrage, la désastreuse gestion du professionnalisme, l’exclusion des compétences nationales …  ne font pas partie de son bilan.

AB. LAHOUARI (IN BOTOLA)

(1) Dans une déclaration à la télévision Tunisienne, le président de la fédération Wadi El Jeri a dénoncé Raouraoua III qui lui avait demandé de ne pas donner l’autorisation à Tarek Bouchamaoui qui lui permet de postuler au Conseil de la FIFA. Depuis les rapports entre la fédération tunisienne et Algérienne sont tendus. – RS

LE + D’INFOS

Avec l’arrivée du nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, Issa Hayatou est obligé de mettre en conformité les statuts de la CAF et non de légiférer en fonction de ses intérêts personnels comme ce fut le cas avec l’affaire Jacques Anouma. Il l’avait exclu du CE de l’instance africaine parce qu’il avait formulé sa candidature à la présidence - BO

 
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