CAF : Walid Al-Jari balance sur Raouraoua

Maghreb - UNAF

On savait depuis longtemps que Raouraoua III ne reculerait devant rien pour conserver ses places au sein des instances internationales (affaire Hannachi- TP. Mazembé). On savait également qu’il ne reculera devant rien pour s’assurer un quatrième mandat à la tête de la FAF (textes triturés et l’installation d’experts au sein des Ligues). Mais on ne pensait pas qu’il irait jusqu’à demander à un président d’une autre fé- dération de ne pas remettre un document à un compatriote qui se présentait en rival aux élections du CE de la FIFA. Si l’on se réfère aux propos du président de la fédération tunisienne Wadi Al-Jari à Hannibal-TV : « Il (ndlr- Raouraoua III) voulait se retrouver seul dans ces élections. Je lui ai alors fait savoir que Bouchemaoui était un Tunisien comme moi et que je ne pouvais agir de la sorte. Même si je n’entretenais pas de bons rapports avec Bouchemaoui, agir autrement aurait été une trahison pour la Tunisie.» Devant l’absence de réaction de l’actuel gestionnaire de Dely Brahim, il est clair que c’est tout le football algérien qui est éclaboussé.

Une telle démarche est indigne de la fonction de président d’une institution qu’est la FAF et le Comité d’Ethique de la FIFA pourrait s’en saisir. A l’évidence, Tarek Bouchamaoui et Raouraoua III ont le même profil. Tous les deux ne font pas partie de la famille du football et ils sont beaucoup plus intéressés par son côté bling-bling. Le tunisien n’a jamais fait partie de la fédération de son pays. L’algérien n’a jamais été dirigeant de club. Le premier est venu à la CAF dans les bagages de l’ex-membre du CE, le somalien Addo Farah avec qui, il était en affaires. Puis, il s’est mis au service de Issa Hayatou. Le second a été « intronisé » par quelques décideurs du début des années 2000. Mais l’avantage du premier est qu’il pèse lourd financièrement sans se servir de l’argent de l’Etat tunisien. Lors des élections pour la FIFA, il avait 18 rabatteurs à l’hôtel et les enveloppes ont fait le reste. Bref, dans cette sale histoire, il ne faut pas oublier que c’est le Tunisien Slim Chiboub installé au sein de la FIFA et l’Algérien Belaïd Lacarne qui ont mis sur orbite Raouraoua III au CE de la CAF en 2004. Il y est toujours, en attendant mars prochain, s’il décide d’affronter le choix des urnes. Patience ! - AB. LAHOUARI (IN BOTOLA).