AFR : Raouraoua ne sera pas au CE de la CAF

Afrique - CAF

A peine une semaine après l’élection du nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, bien des choses ont été dites et écrite ici et là. Des plus pertinentes aux hypothèses les plus farfelues, comme celle plaçant le vote algérien au centre de la victoire de Infantino ! Et comme le ridicule ne tue toujours pas, il s’agit là d’une affirmation défendue mordicus par les relais de Dely Ibrahim. Une propagande savamment orchestrée qui ne sert comme à chaque fois non pas les intérêt de notre football, comme s’acharnent à nous l’expliquer ces biens pensants, mais exclusivement, celle d’une seule personne : Raouraoua III. En champion de la lutte des places, il doit se trouver vite un point de chute dès 2017. Les grandes manœuvres et les prises de position qu’il veut faire passer pour courageuses, ne sont en vérité motivées que par cette obsession, car il est bien loin le temps où il pouvait compter sur son « ami » Issa Hayatou pour briller et collectionner les fonctions au sein des instances internationales. Le tout puissant patron de la CAF n’apprécie pas qu’on le pousse vers la sortie, tout comme il a tenté de le faire. Après avoir porté au nom de l’Algérie, les amendements les plus détestables (conditionner l’accès à la candidature à la présidence de la CAF aux seuls membres du CE) pour plaire au maitre, Raouraoua III porté par une ambition démesurée à viser la place du chef. Un crime de lèse majesté qu’il payera et que l’Algérie payera longtemps. L’attribution de la CAN 2017 au Gabon n’est que la partie imergée de l’iceberg.

Affirmer comme il le fait qu’il a laissé son siège de membre du CE de la FIFA de son propre chef, est une ineptie pour une personne qui a porté près d’une dizaine de casquettes au même moment. Afficher aujourd’hui son soutien inconditionnel au nouveau président de la FIFA, ne relève, une fois, encore que de la « brosse stratégie ». En vérité, 2017 s’annonce très compliquée pour celui qui est devenu, un habitué des salons VIP. Sur le plan continental, il n’aura rien « à gratter » et la seule bonne nouvelle sera certainement la très probable participation de la sélection à la phase finale de la CAN 2017. Son mandat de membre du CE de la CAF arrivera à échéance et il sait pertinemment qu’il ne pourra pas le renouveler. Comme pour la FIFA, il s’agira bien évidemment, d’une décision unilatérale. Issa Hayatou à de très grandes chances d’être une nouvelle fois, reconduit à la tête de l’instance africaine avec tout ce que cela implique comme conséquences pour Raouraoua III. Le nouveau découpage linguistique et sa mise à l’écart actée feront le reste. Une situation inédite pour lui, car pour la première fois depuis plus de dix ans, Raouraoua III, ne sera qu’à la FAF, et même pas à l’Union Nord Africaine de Football (UNAF) où la aussi ses ambitions l’ont mis au placard. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier que la dernière fois que la FAF s’est attaquée frontalement par presse interposée à un président de la CAF, il lui avait tout bonnement refusé l’organisation de la CAN 1988. L’Ethiopien Tessema malade et en fin de règne avait fait en sorte que la CAN aille au Maroc ! A méditer ! -

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