ALG : Raouraoua muet sur les finances

Maghreb - ALGERIE

Des faits marquants ont été relevés cette semaine et montrent combien la gestion de a FAF baigne dans l’opacité. Ainsi, le Bureau Fédéral de Raouraoua III s’est réuni une nouvelle fois avec ou sans quorum puisqu’aucun nom n’y figure (la photo sur le site n’est que remplissage). On ne saura pas les raisons qui font que « les questions administratives et financières »,  clôturent toujours les « débats », sans aucun commentaire et sans qu’aucun chiffre ne soit publié. On ne saura pas pourquoi la présence de la société égyptienne Arab Contractors soutenu par l’ami  Sami Zahir, au Centre national de Sidi Moussa, reste toujours «clandestine».  On ne saura pas quel accueil a été fait à la lettre de démission de Belaïd Lacarne du Bureau Fédéral qui après  avoir servi durant une cinquantaine d’années le football national a décidé de quitter la FAF. On ne saura pas non plus pourquoi nos sélections des U16 et des U19 n’ont pas participé aux tournois traditionnels de l’Union nord africaine (UNAF) qui comprenaient la Tunisie, le Maroc, la Mauritanie et le Burkina Faso (nation invitée) et qui ont duré du 9 au 14 juin à Tunis.

Doit-on conclure que la FAF ne fait plus partie de l’UNAF, organe de la CAF dont l’Algérie est membre fondateur ? Faut-il croire que Raouraoua III fait passer ses intérêts personnels avant ceux du football algérien, tout simplement, parce qu’il n’a pas pu s’imposer au sein de l’instance continentale et qu’il ne dirige plus l’UNAF ? Comme pour camoufler ces quelques faits énumérés, le BF  «se félicite de la bonne prestation de l'équipe nationale et du résultat obtenu contre les Seychelles et encourage les joueurs et les staffs à persévérer pour garantir la qualification à la CAN 2017». Et cerise sur la gâteau, il organise en grande pompe, au Sheraton, une cérémonie, - la première durant les trois mandats de Raouraoua III - pour récompenser les 37 clubs champions dans toutes les divisions. Les présidents des clubs professionnels de la L1 Mobilis étaient présents alors que ceux des clubs amateurs étaient mis aux oubliettes. Pourtant, les professionnels font partie de la Ligue professionnelle. Ils n’ont rien à voir. Ils ont tout intérêt à rendre autonome et performante leur structure, comme toutes les Ligues professionnelles de par le monde. Le responsable est Mahfoud Kerbadj. La FAF a pour rôle de développer le football amateur, dans l’harmonie et non dans l’exclusion des compétences nationales et  l’ingratitude.

AB. LAHOUARI / IN BOTOLA