ALG : Mecherara au secours de Raouraoua III

Maghreb - ALGERIE

Voici le commentaire paru dans le bi-hebdomadaire Botola

« C’est Hayatou qui a choisi le Gabon, l’Algérie doit demander l’ouverture d’une enquête (1)». Ces propos déconcertant de Mohamed Mecherara, dans un quotidien spécialisé de la place, n’indiquent pas auprès de quelle juridiction cette demande d’enquête doit se faire. En vérité, ces propos sonnent  beaucoup plus, comme un avis d’appel d’offres que d’une proposition sérieuse. L’ex-président de la LFP vient au secours de Raouraoua III «l’ami de 40 ans», pour montrer sa disponibilité à reprendre sa place et profiter à nouveau de la rente du football. Une offre de service en bonne et due forme. Pour cela, il se démène au niveau des plateaux de télévision et des colonnes d’une certaine presse acquise, pour «orienter» les débats et tenter de sauver, la personne qui a conduit à la catastrophe nationale notre football. Car enfin, qui a aidé Raouraoua III à instaurer le football professionnel ? L’ex-président de la LFP, toute honte bue, cherche à tout prix à sauver la tête de celui qui l’a été associé à la douloureuse facture financière du professionnalisme. Il aurait été bien plus crédible, donc plus respectable, s’il avait contribué à analyser et dénoncer les fautes lourdes de l’actuel gestionnaire de Delly Brahim. Elles sont nombreuses et impardonnables.

Un président de la FAF ne sert jamais pas la soupe lorsqu’il s’agit de la représentativité nationale. Or, Raouraoua III n’a fait que la servir à Sa Majesté Hayatou 7 (septième mandat à la tête de la CAF = 24 ans) pour des ambitions personnelles et uniquement personnelles. Il a accepté de présenter à une assemblée générale tétanisée, un amendement « historique » qui fera date dans la régression de la CAF : «Il faut être membre du Comité Exécutif  pour être candidat à la présidence ». Cet amendement est en contradiction totale avec les principes mêmes de l’Institution continentale qui prône l’égalité des chances. Des vieux militants du football continental ont été choqués de constater que c’est un algérien qui l’a soumis. (1). Et, il n’est pas question comme l’a souhaité, un président du COA, de «tourner la page». Non ! Ce serait trop simple. C’est tout le livre de la gestion de la Raouraoua III qu’il faudrait fermer. La FAF se doit d’être dirigée par des personnalités compétentes et adopter une nouvelle vision du jeu à onze dans notre pays et combattre «le dysfonctionnement de la CAF». Il est temps de réunir les Rénovateurs du football africain avec comme objectif  la révision des statuts et textes afin de les ramener sur la voie de la démocratie sportive.

AB. LAHOUARI (In- Botola)