AFR : Ces invités clandestins de la FAF

Mondial/Can - FIFA

Dans le flou permanent, le champion de la lutte des places au sein des instances internationales, Raouraoua III est en campagne pour un deuxième mandat au sein du Comité Exécutif de la FIFA. Avec ses douze années à la tête de la FAF et huit années à la  CAF, il a eu largement le temps de se constituer des réseaux, d’apprendre, de maîtriser et de peaufiner les techniques de ces élections. Ainsi, en plus de ses fréquents voyages à l’étranger, il a lancé son opération séduction en direction des présidents des fédérations africaines (1) et multiplié les largesses en invitant quelques uns, dans notre pays et en prenant bien soin  de les choisir par zone.

Quoi de plus normal direz-vous ? Soit. Mais ce qui anormal pour bon nombre d’observateurs, c’est le silence qui entoure leurs présences. Dernièrement au stade Tchaker, alors que Raouraoua III avait choisi de «bouder» la tribune officielle, ses invités accompagnés par le président de la LFP et celui de la Commission de Discipline (Kerbadj et Haddadj ?) ont été refoulés devant le salon VIP. Quoi de plus normal ? L’entrée dans cet endroit était assujettie à un badge spécial que la FAF n’avait pas sollicité auprès des services concernés. Mais le lendemain, la fuite de l’info organisée par Dely Brahim pour «salir» la parfaite organisation de la rencontre entre les Verts et l’Ethiopie (3-1) faisait  «tchouffa» ...

Cela dit, pour revenir aux invités «clandestins », aucun communiqué sur le site de la FAF ou celui de la LFP ne signale leurs arrivées et les raisons de leur séjour. Aucune réception n’est organisée. Dans ce contexte, où la transparence n’est pas au rendez-vous, les interrogations ne manquent pas. Qui paient leur séjour et celui de leurs familles ? Et si c’est la FAF, dans quel chapitre budgétaire y sont inscrits les frais généraux ? N’est-ce pas un abus de biens sociaux ? Pourtant, personne n’est contre la présence unique d’un représentant algérien au sein de la FIFA, de l’UAFA, de la CAF quand bien même, le cumul n’engendre que la médiocrité. Il suffit de le dire, c’est dans l’air du temps.